EST-CE QUE TU T’AIMES ?

Salut, je m’appelle Valentine, j’ai 17 ans et j’ai à cœur de partager avec toi un bout de mon histoire… une page un peu sombre.

Si j’ai pu t’écrire tout ça, c’est que j’ai pris mon courage à deux mains parce que je pense que ça peut te servir.

J’ai l’impression que dans la société actuelle tout est question d’image.

Il faut absolument rentrer dans le moule, être mince, à la mode et faire comme tout le monde.

Pour ma part, cette réalité a été dure, je n’ai jamais réussi à trouver de l’estime dans mon propre regard : je me trouvais trop moche, pas assez bien pour les autres. J’avais l’impression d’être différente. J’avais l’impression de ne pas avoir de valeur. J’étais perdue dans notre société où l’estime de soi passe par ta propre image, celle que tu dois donner pour être accepté ou pour se sentir aimé. Enfin, c’est ce que je croyais !

Depuis toute petite j’étais préoccupée par mon physique. Je ne me sentais pas bien dans mon corps. Je me trouvais MOCHE et GROSSE.

Quand je suis rentrée en troisième ça n’allait pas du tout : j’avais l’impression d’être un monstre, une grosse vache. Je n’avais aucune valeur à mes yeux. En milieu d’année j’ai donc décidé de faire un régime.

Comme je suis quelqu’un qui a beaucoup de volonté, j’ai réussi à maigrir mais au bout du compte je suis tombée dans la spirale de l’anorexie.

De la troisième à mon milieu de seconde, ça a été la dégringolade. Je perdais kilo sur kilo, je me sentais puissante, enfin je réussissais autre part qu’à l’école ! je croyais maîtriser ma perte de poids mais en réalité c’était l’horreur : j’avais perdu plus de dix kilos en seulement un mois ! Je ne comprenais pas pourquoi j’étais si mal. Je voulais m’en sortir toute seul.

Je pensais que comme je n’avais aucune estime pour moi-même, personne d’autre n’en avait pour moi et vis-à-vis de Dieu, c’était l’incompréhension totale : pourquoi permettait-il tout ça ? J’ai donc enchaîné les allers-retours à l’hosto. Neuf hospitalisations au compteur dont huit avec sonde. Entre un mauvais suivi, du sport à outrance, des excès et des tas de mensonges à tous le monde, j’ai bien failli me tuer.

Jusqu’au jour où j’ai dit stop.

Ce fameux jour où j’ai cru que j’allais mourir.

J’ai décidé en priant de changer de suivi. J’ai demandé de l’aide à Dieu, je l’ai supplié ! Je lui ai dit que s’il avait de l’estime pour moi, il fallait qu’il me montre la voie pour guérir. Il me l’a montrée. C’était une clinique spécialisée. J’y suis entrée en laissant derrière moi parents, sœurs et école. J’avais peur, en fait j’étais terrorisée. Pendant un mois je n’ai eu aucune nouvelles de mes parents, de personne. Je ne les voyais pas.

Cette hospitalisation a duré quatre mois.

C’était dur mais dans cette clinique j’ai découvert des gens formidables qui m’ont aidée à sortir la tête de l’eau (d’ailleurs ils continuent de m’aider aujourd’hui) et par-dessus tout, Dieu m’a aidée. Grâce à lui j’ai changé de regard sur moi-même. J’ai découvert que j’avais de la valeur à ses yeux et plus mon regard changeait, plus j’allais mieux. Il suffisait que j’accepte son aide. Ça m’a pris du temps mais ça valait le coup.

J’ai dû faire un choix.

Quand j’étais au fond du trou,  quand je pensais que je ne valais rien, une personne était là.

Quand je pensais être seule, enfoncée dans la maladie, quelqu’un était là. Au début je voulais me débrouiller par moi-même. Je ne voulais pas saisir la main qui m’était tendu alors je me suis enfoncée. Je ne réalisais pas que j’avais besoin d’aide, je voulais garder le contrôle.

Résultat : je suis tombée et je me suis vraiment fait mal. C’est à ce moment-là que j’ai accepté d’être aidée. J’ai fait le choix de saisir cette main tendue et je me suis remise en route. J’ai arrêté de regarder les choses avec mes propres yeux, j’ai regardé à travers ses yeux. Ma vie n’a plus été la même, j’avais de la valeur pour Lui.

Personne ne sait ce qui l’attend quand il entame une nouvelle journée. Une chose est sûre, bien des défis te guettent ! Dans son amour, Dieu notre Père nous offre sa main ferme pour nous conduire, nous diriger et nous protéger.

Moi, j’ai décidé de l’accepter et de changer de regard sur ma vie. Et toi ?


Je t’engage à prier : « Père, je sais que sans toi, je ne peux pas m’en sortir dans la vie. Je te prie de me prendre par la main et de me conduire. »

Valentine R.