BATTERIES VIDES, DÉPRIME, QUEL REMÈDE ?

La vie te semble lourde et tu as l’impression d’avoir des chaussures qui pèsent des tonnes ? Difficile de te lever le matin ? Tu n’as plus de projets et la moindre activité saoule et n’a plus de sens ? Comme si tes batteries étaient vides…

J’aimerais bien te dire : « prends tel ou tel médoc », à la mode médecin, ou « prends tel ou tel mélange de plantes en infusion au p’tit déj », genre naturopathe, ou encore « agis sur ton karma », à la manière bouddhiste… Même les pub s’approprient le phénomène de la morosité avec le slogan « prends un Mars et ça repart ! »

J’aimerais te dire que c’est simple et que ça va repartir !

En fait le truc est un peu plus complexe…

Déjà, mon ami, il te faut avoir une certaine patience avec toi-même. Les coups de mou, ça fait partie de la vie. Ton corps n’est pas une Formule 1, toujours au sommet de ses performances. Il subit des changements en permanence. Il se rééquilibre même chimiquement. Il évolue. Tu es sensible aux variations de ton entourage, du temps et de ta chimie interne.

A la base je suis un hyperactif, autant au niveau du corps que de l’esprit.

Toujours en train de penser et toujours à faire quelque chose. Quand mon être s’arrête en mode déprime, je me dis : « ce n’est pas normal, ce n’est pas moi ça ! » Ça me peine. Si je ne fais rien pour contrebalancer la situation, ça peut durer parfois plusieurs jours. J’ai connu la déprime par phase depuis mon adolescence. Avec le recul, je me rends compte que c’est juste un voyant sur mon tableau de bord intérieur, qui de temps en temps me dit : « attention mon gars, prends le temps de te poser, de trouver le repos ! »

Mais de quel repos s’agit-il ?

On connaît tous les phases où l’on ne fait rien et où l’on se repose physiquement.

Mais cela ne nous redonne pas toute l’énergie pour accomplir nos projets… Nos batteries vides sont toujours là, et nos chaussures pèsent toujours des tonnes. Et vice versa, il y des phases où tu entreprends un milliard de choses. Tu devrais être fatigué, mais cela te déconnecte tellement de tes préoccupations que tu en ressors ressourcé et prêt à mille aventures, avec un sentiment d’invincibilité. Curieux constat, n’est-ce pas, de voir tes chevilles libres de toute pesanteur ?

J’ai essayé de trouver du repos par l’évasion, genre médoc, sensations fortes, divertissement ou drogue ; et en fait ça ne repose pas vraiment ! Dès que les effets du palliatif s’arrêtaient j’étais de nouveau fatigué, en mode morose, sans même avoir levé le petit doigt.

J’ai cherché une drogue plus puissante que ma morosité et j’ai fini par la trouver.

C’est ma relation avec le Tout-Puissant !

Le centre énergétique de tout l’univers ! Celui qui a taillé les montagnes et creusé les océans à coups de bombes atomiques, et qui sait me porter énergiquement dans Ses bras ! Celui en qui je peux trouver un repos qui me ressource vraiment et me file la patate ! D’ailleurs, toute la nature ne se pose pas la question de la morosité pour avancer… Elle pousse avec bonheur, connectée au Créateur ! Et si cela pouvait être mon cas ?

J’ai compris cela vers mes 25 ans.

Après une longue série de hauts puis de bas sur la courbe de la morosité, je me suis rendu compte que les meilleurs moments de ma vie étaient indépendants de mon activité physique ou cérébrale. C’étaient ceux où j’étais comme posé sur la poitrine de Dieu. Que ce soit dans des activités pour Lui ou juste en méditation avec Lui, je trouvais un bonheur plus puissant que tout.

Dans ce repos qui peut être même au milieu de mes tempêtes les plus violentes, il y a un phénomène de ouf : c’est que j’entends Son cœur battre pour moi et que je perçois tout Son amour pour moi. Ça me remplit d’un bonheur qui met tout bonnement la pêche, pour se lever et découvrir quelle merveilleuse journée il prépare pour moi !

Je me rends compte que « tout participe à mon bonheur, juste parce que je suis avec Lui ! » Romain 8.28 version Adrien.